Six familles, une même lignée
Le Dancehall ne s'enseigne pas par niveaux, mais par familles — chacune avec son époque, ses créateurs et sa raison d'être. Commence où tu veux : tu finiras par avoir besoin des six.
Il n’y a pas de cours régulier pour le moment. Kriptic enseigne en particulier, sur rendez-vous : tu dis la famille que tu veux travailler et où tu en es, et on convient d’une date avec toi. Passe par le formulaire de contact — on te revient avec les détails pratiques, dates et tarif compris.
Fin des années 1980 – milieu des années 2000
Gerald « Bogle » Levy (1964-2005) a donné au Dancehall plus de vocabulaire qu’aucun danseur avant ou après lui : le Bogle, le Log On, le Willie Bounce, Row Like a Boat, le Wacky Dip. Cette famille court de la fin des années 1980 au milieu des années 2000 — le socle sur lequel tout le reste se construit. Tu commences là où la culture commence : par le bounce.
Milieu des années 2000 – début des années 2010
Bogle n'est plus là, les crews prennent le sol. Du milieu des années 2000 au début des années 2010, les Ravers Clavers, les Black Eagles et les Overload Skankaz font des sessions de rue de Kingston un atelier permanent, et la vidéo emmène chaque nouveau pas à l'autre bout du monde en quelques semaines. C'est le moment où le Dancehall apprend à voyager, et celui où tu apprends à lui rendre son contexte.
Des années 2010 à aujourd’hui
New School est la seule famille de cette école qui s’écrit encore. Depuis le début des années 2010, Ding Dong et les Ravers Clavers imposent le rythme : le pas et le morceau sortent ensemble, et font le tour du monde en quelques jours. Tu apprendras le mouvement, et tu apprendras d’où il vient — car un pas qui arrive sans son histoire repart aussi vite qu’il est venu.
Début des années 1960 – aujourd’hui
Le skanking est plus ancien que le Dancehall. Il vient du ska et du rocksteady des années 1960, et c’est la grammaire rythmique que parlent encore toutes les familles venues après. On y travaille le contretemps, l’appui, le rebond et l’épaule — les quatre choses qui font qu’un pas sonne jamaïcain au lieu de simplement y ressembler.
Des yards à sound system des années 1950 aux street dances d'aujourd'hui
Le Dancehall n'est pas né sur une scène. Il est né dans une cour de Kingston, autour d'un sound system, au milieu d'une foule qui répondait à un selecta au lieu de faire face à un public. Ce cours transmet le répertoire social — les pas qu'on danse en session — et les codes d'espace, de cercle et de riddim qui leur donnent leur sens.
Fin des années 1970 – aujourd'hui
Gun Movies, c'est le vocabulaire de mains codifié de la culture sound system : gun salute, forward, lighter salute — les signaux par lesquels un public accorde un pull up à un morceau. On l'étudie comme le ferait un ethnomusicologue : ce que chaque geste veut dire, à qui il s'adresse, d'où lui vient sa forme. C'est un code d'approbation musicale, et le cours le dit sans détour : il ne célèbre aucune arme.